Maîtrise de la Langue - Prévention de l'illettrisme
en Vaucluse
 

Projet Cinéma - Cavaillon Les Ratacans

mardi 3 février 2015, par Administrateur

En amont du Pays formidable

BO du 8 janvier 2008 :

PRATIQUES ARTISTIQUES ET HISTOIRE DES ARTS

Pratiques artistiques

La sensibilité artistique et les capacités d’expression des élèves sont développées par les pratiques artistiques, mais également par la rencontre et l’étude d’œuvres diversifiées relevant des différentes composantes esthétiques, temporelles et géographiques de l’histoire des arts. Période étudiée :

Le XXème siècle et notre époque

- Des récits, nouvelles, récits illustrés, poésies.

- Des musiques du XXème siècle (dont jazz, musiques de films, chansons).

- Quelques œuvres illustrant les principaux mouvements picturaux contemporains ; une sculpture ; des œuvres cinématographiques (dont le cinéma muet) et photographiques ; des œuvres cinématographiques illustrant les différentes périodes historiques.

Compétence 1 du socle commun : maîtrise de la langue

- lire seul des textes du patrimoine et des œuvres intégrales de la littérature de jeunesse, adaptés à son âge

- rédiger un texte d’une quinzaine de lignes (récit, description, dialogue, texte poétique, compte rendu) en utilisant ses connaissances en vocabulaire et en grammaire ;

- orthographier correctement un texte simple de dix lignes - lors de sa rédaction ou de sa dictée - en se référant aux règles connues d’orthographe et de grammaire ainsi qu’à la connaissance du vocabulaire ;
 

Compétence 7 L’autonomie et l’initiative
L’élève est capable de :

- s’impliquer dans un projet individuel ou collectif ;

- soutenir une écoute prolongée (lecture, musique, spectacle, etc.)

Education physique et sportive

Concevoir et réaliser des actions à visées expressive, artistique, esthétique

 

Le travail en classe

Au départ est née l’envie de faire un film avec les élèves, de leur faire découvrir les débuts du cinéma mais aussi l’envers du décor, ce qu’il se passe derrière la caméra.

Pendant la deuxième période nous avions lu et analysé quelques contes classiques, l’idée m’est alors venue d’écrire un conte collectivement afin d’en faire le scénario du film, et d’y intégrer le travail que nous avions prévu de faire avec la compagnie de cirque Ska Barré. Les élèves ont été très emballés par le projet et dès le mois de janvier nous commencions notre cinéma…

Nous avons d’abord déterminé ensemble qui serait le héros mais le casting était insoluble, il a fallu inventer une histoire avec 24 héros, d’où le Pays Formidable, le lieu où se retrouvent tous les personnages de contes, chacun pouvait alors être qui il voulait.

Nous avons fait 3 groupes d’écriture : un pour la situation initiale et l’élément perturbateur, un pour l’action et le dernier pour l’élément de résolution et la situation finale. Chaque groupe d’écriture prenait connaissance de ce qui avait été écrit avant et devait en tenir compte pour écrire la suite. Puis, collectivement, nous avons assemblé les trois textes et avons transformé le résultat en scénario : découpage en séquences et en scènes, penser aux décors et choisir des lieux de tournage, noter les besoins en costumes, en accessoires.

Durant les deux mois suivants nous avons amassé tous les costumes et les accessoires, nous avons construit la machine infernale, et nous avons regardé une dizaine de films du début du 20ème siècle, de Georges Méliès, Buster Keaton, Laurel et Hardy, Charlie Chaplin... Cette petite filmographie nous a inspiré pour trouver des stratagèmes en ce qui concerne les effets spéciaux, notamment la magie du montage.

Petit à petit les élèves ont réellement pris conscience du travail nécessaire pour faire un film, même muet, même en noir et blanc, même de 15 minutes.

 

Le tournage s’est déroulé sur une journée complète et 2 demi-journées, dont une demi-journée d’activités de cirque avec Ska Barré. Techniquement, j’ai utilisé mon téléphone portable pour filmer.

Les rushs ont été visionnés en classe sur grand écran. Il y eut d’abord une phase remplie d’émotions diverses et variées en fonction de la réaction de chacun face à son image. Puis les élèves ont compris le nécessaire recours au montage pour remettre tout ça dans l’ordre, enlever les moments ratés, ou qui n’apportent rien à l’intrigue.

J’ai dû affronter leur déception quand ils ont su qu’ils ne participeraient pas à cette dernière étape.

Le montage s’est déroulé comme pour n’importe quel film j’imagine : la solitude du monteur face à sa machine. La magie qui s’opère et voir tout ce travail se concrétiser.

La projection du film pour les élèves s’est faite au début du mois de juin. Je crois pouvoir affirmer qu’ils ont été heureux, et fiers.

Emilie PRADEL

 

 
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