Maîtrise de la Langue - Prévention de l'illettrisme
en Vaucluse
 

Mener une séance de littérature

vendredi 20 avril 2012, par Administrateur

MENER UNE SÉANCE DE LITTÉRATURE

Pour mener une séance de littérature, il est nécessaire de faire une lecture « experte » en amont afin de repérer le ou les problèmes de compréhension, et découvrir toutes les spécificités de l’ouvrage choisi. Cette analyse préalable permettra de proposer un dispositif pédagogique adapté.

Voici quelques nœuds de compréhension repérés dans les ouvrages de littérature jeunesse :
- la structure narrative (répétitive, en boucle, enchâssée, randonnée)
- les blancs du texte (ellipses narratives, ce qui n’est pas dit dans le texte par choix de l’auteur)
- l’implicite et les inférences (ce qui n’est pas dit dans le texte par jeu possible avec le lecteur)
- le mode de narration (qui raconte ? comment il raconte ?)
- le jeu de narration (à quel moment découvre-t-on l’identité du narrateur ? ses particularités ?)
- la chronologie (perturbée, inversée, retours en arrière …)
- le traitement de l’espace/temps
- le rapport texte/image
- le point de vue (comparable à la focalisation dans la photo)
- l’intertextualité
- les chutes
- les degrés de conformité aux archétypes
- ...
Le travail de compréhension en littérature se fait à partir d’une lecture « entendue ». Il convient de laisser une large place à l’interprétation de chacun.
Parfois, l’interprétation pourra être validée par le texte et/ou l’illustration. Par contre, d’autres
fois, la réponse n’apparaîtra pas : le jeu de l’auteur est de volontairement laisser planer le doute.

Pour favoriser la compréhension, le maître doit assurer le rythme entre lecture et discussion, l’alternance entre reformulation de ce qui vient d’être lu et anticipation de ce qui pourrait suivre.
Le maître s’arrêtera également à des moments clés pour dénouer les nœuds de compréhension qu’il veut travailler et construire ainsi la notion littéraire visée.
Quatre démarches sont possibles :
- Le débat : basé sur l’échange, il favorise les interactions entre les élèves. La compréhension peut donc se construire de manière collective par mutualisation des connaissances.
- Les écrits de travail : Ils favorisent l’interprétation individuelle (intime) et laisse une trace de l’évolution de la compréhension. Ils permettent à chacun d’évoluer à un rythme personnel et de repérer à quels moments de l’histoire les indices ont été prélevés. Ces écrits ne sont pas corrigés.
- Le dessin : toute trace mémoire d’un moment de l’histoire, organigrammes, tableaux….
- La mise en scène ponctuelle : elle permet de comprendre en le jouant, un moment clé de l’histoire, des relations entre personnages.... Elle est support de la compréhension.
Autant de démarches qui vont mettre l’accent sur des aspects du récit littéraire. Autant de possibilités de repérer les moments de l’histoire présentant des difficultés particulières de compréhension, dans lesquels les lecteurs risquent de s’égarer.
Il est nécessaire d’adapter ces dispositifs en fonction des textes et/ou de l’illustration ainsi qu’en fonction des élèves.

 
en Vaucluse Maîtrise de la Langue - Prévention de l'illettrisme – Responsable de publication : Mme Eliane Chaumery, IEN Cavaillon
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